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L'orgueil déchire les relations et se permettre la vulnérabilité nous rapproche et nous connecte.

SE DÉNUDER POUR MIEUX SE VÊTIR

Posté le 03/04/2017

Après un long trajet d’épuration des émotions inconscientes qui sont venues me rendre visite à travers d’un grand malaise physique,  j’ai choisi la santé.  Pour ce faire, j’ai dû creuser dans chacune des trippes de mon corps, chaque racoin possible.  Comment peut-on être inconscient de nos douleurs émotionnelles causés par des expériences passées et présentes :  La peur.  La peur de souffrir, la peur de ressentir, la peur de nous-même, d’être déçue de soi.  Je voulais choisir que l’amour et toujours l’amour.  En voulant aimer et être compréhensive des autres, j’ai oublié de m’aimer.  On a que la peur de ne pas être accepté.  C’est fou comment on grandit en voulant qu’une chose :  aimer et être aimer.

Je viens de saisir :  m’aimer vraiment moi veut dire que je peux me laisser aimer sans mettre de masques, sans jouer à la cachette de ma personne.  Surtout et avant tout ce n’est plus important qu’on ne m’aime pas.  Ouff, que ça fait du bien de se libérer de ce fardeau d’être acceptée des autres, des membres de notre famille.   Ce qui veut sous-entendre aussi qu’on passe deuxième dans notre vie.  C’est ma vie et je l’ai donné trop souvent.  Mon cœur se fermait, se protégeait, au lieu de s’ouvrir à regard profond que je m’offre maintenant.

C’est comme une belle piscine par une journée chaude, on la regarde, elle est invitante, mais on  a peur de plonger.  Quand je traverse cette peur et que j’y vais, en touchant à l’eau, ça me rafraichit, c’est doux sur la peau, je veux y rester et nager et nager.  C’est semblable quand on plonge dans l’océan interne, là ou tout ce qui me définit habite, et plus j’y nage, plus j’aime ce que je découvre.  Je m’appartiens, j’existe pour moi, je veux tout savoir de moi oui?  Absolument.  Plus de camouflage, plus de mensonge, plus de fausses croyances.  Je m’engage à vivre en toute intimité avec qui j’ai choisi d’être à ma naissance.

A ce moment précis, je me sens comme si un grand jardin germait en moi.  Je me sens revivre de mes passions, ma sensualité, mon expression, ma sexualité, mes désirs.  La joie qui flottait simplement de temps en temps s’encre et je la ressent en profondeur.  Oui j’ai le sombre et la lumière en moi, le positif et le négatif, les hauts et les bas, mais j’aime tout.  La rage qui m’habite, si bien utilisée, devient un atout dans ma vie.  Et oui aussi, il m’arrivera que cette rage deviendra dans une situation ma prison mais je me pardonnerai car je suis humaine, imparfaite.

Je sais m’accueillir dans mes défailles, dans mes grâces, et oui j’aurai peur encore mais je m’engage à traverser le pont de chaque mouvement, chaque expérience  les yeux grands ouverts à me percevoir, m’entendre, m’écouter.  Je me laisserai emporté par la vague du moment, consciente des vibrations émotionnelles qui peuvent frapper la vague et me faire chavirer ou me propulser à un niveau de conscience plus élevée mais je serai au rendez-vous pleinement présente car plus jamais je veux me nier, me mettre de côté, passée deuxième ou juste avaler et mettre dans un compartiment, espérant l’oubli.

J’ai fait le ménage de mon intérieur comme on nettoie un garde-robe ou un sous-sol.  On jette ce qui ne sert plus, on replace ce qui nous est cher et le bien-être de la propreté qui découle de chaque pièce nous amène la clarté, le rangement.  On trouve mieux, on voit mieux et une grande satisfaction de légèreté s’installe.  Que j’aime être moi.

 

Denise Lauzon

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